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Objets connectés, pourquoi il faut les paramétrer ?

Conseils et préconisations pour la protection des données de ses enfants

Montre ou enceinte vocale, téléphone dernier cri, console, poupée, robots, legos… Quels objets connectés ont atterri dans les mains de vos enfants ? Ok, rien ne pouvait faire plus plaisir à ces fameux  digital natives  qu’un petit bijou technologique, mais n’oubliez pas de les paramétrer avant de vous en servir. Et pourquoi pas ensemble, pour les apprivoiser en toute sécurité.

En 2014, la première poupée connectée, Cayla, avait fait grand bruit. Les nombreuses failles de son système de sécurité, avaient transformé cette jolie poupée en un véritable « mouchard » capable d’enregistrer les conversations, bruits de la maison, et pire, d’entrer en communication avec l’enfant qui l’utilisait en se connectant en bluetooth. Et oui, pour favoriser les interactions avec l’enfant, elle était naturellement équipée d’un micro et d’un haut-parleur. Or un micro, ça sert à enregistrer. Il ne faut pas l’oublier.

Serions-nous donc de dangereux geek irresponsables si nous avons succombé sans scrupules à ces nouveaux jouets « intelligents » ou au contraire de vieux ringards technophobes en refusant catégoriquement ?

Et ça enregistre donc tout un tas de données pour pouvoir fonctionner et répondre à celui qui pose des questions, que ce soit une poupée, une console, un assistant vocal ou un téléphone ! C’est tout de même bien pratique et surtout très amusant, on ne vas pas se mentir !

Les objets connectés récupèrent, stockent et transfèrent des informations

Or, pour reprendre la définition de Pierre-Jean Benghozi, Sylvain Bureau et Françoise Massit-Folléa, dans L’Internet des objets (Edition MSH) un objet connecté renvoie inévitablement à un système d’identification permettant de « récupérer, stocker, transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant ». Serions-nous donc de dangereux geeks irresponsables si nous avons succombé sans scrupules à ces nouveaux jouets « intelligents »? Ou au contraire de vieux ringards technophobes en refusant catégoriquement ? La frontière n’est pas si nette. Et dans la balance, nos données personnelles ne pèsent pas toujours très lourd.

Pourtant, on considère ces datas de plus en plus comme l’or noir du XXIème siècle. Elles diraient tout de nous, de nos usages, de nos envies et finalement de nos pensées. Et permettraient donc à qui sait les analyser finement de nous proposer de la publicité, et des contenus, ultra ciblés ! Le plus souvent des entreprises, mais aussi éventuellement des hackers mal intentionnés.

Si on refuse, on n’a pas accès au service 🙁

En France, c’est la CNIL, Commission Nationale Informatique et Libertés, qui est chargée de protéger nos données et de nous informer sur nos droits en matière de numérique. Car oui, on a des droits, à commencer par celui d’accepter ou de refuser des conditions d’utilisation. Bon d’accord, c’est un peu biaisé si on a vraiment envie d’utiliser un service. Car si on refuse on n’a souvent tout simplement pas accès au service ! Voici donc quelques sages conseils à suivre dispensés par la CNIL pour accepter le jeu… mais de manière éclairée.

  1. Prendre le temps de lire et comprendre ce qui est demandé. Oui c’est fastidieux et pas très rigolo , mais n’est-ce pas une bonne occasion d’apprivoiser l’objet ensemble et de fixer quelques règles ? Accompagner son enfant dans les mondes numériques, c’est prendre le temps de s’assurer qu’il comprend bien les règles du jeu. (Quelles autorisations sont demandées sur ses objets connectés ? A quoi peuvent-elles servir ? Est-ce que ça me pose problème ? )
  2. Vérifier que l’objet ne permet pas à n’importe qui de s’y connecter. C’est la base, surtout pour les jouets destinés aux enfants ! Les grandes marques les plus connues respectent généralement bien cette obligation, mais quid des petits revendeurs que l’on trouve sur les sites de e-commerce ? Dans le doute, mieux vaut y jeter un oeil… et vérifier par la même occasion que son appairage avec un smartphone nécessite un bouton d’accès physique au jouet ou l’usage d’un mot de passe.
  3. Sécuriser l’accès au compte en ligne en associant un mot de passe différent de vos autres comptes. C’est tellement plus simple d’avoir le même mot de passe pour tout, d’accord, mais tellement plus facile à pirater aussi.
  4. Éteindre le jouet quand il ne sert pas ou pour éviter de capter des données sensibles

Certes ces activités prennent du temps et peuvent être fastidieuses, mais nos enfants ne sont-ils pas beaucoup plus réceptifs quand il s’agit de faire fonctionner leurs propres appareils ?

Et comme nous aussi, majoritairement, nous débutons en matière d’objets connectés et d’intelligence artificielle… l’occasion semble belle de s’y pencher ensemble !

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