La victoire au bout des épreuves
© Fall Guys, Devolver Digital

Fall Guys, le battle royal à la sauce multicolore

Le premier qui tombe a perdu

4.3
Idéal pour une soirée de rigolade !

Certains jeux sont tellement viraux qu’ils passent d’un jour à l’autre d’inconnus au bataillon à chouchous des cours de récré. C’est le cas de Fall Guys : sorti le 4 août dernier, le jeu vidéo du studio Mediatonic a passé selon son éditeur Devolver les cinq millions d’unités vendues sur ordinateur. Mais au fait, Fall Guys, c’est quoi ?

Intervilles au bout de la manette

Prenons l’émission Intervilles : de gros groupes de candidats se lancent à l’assaut de multiples épreuves pour tenter d’atteindre le défi final, le mur des champions. Chaque épreuve élimine une partie des candidats, si bien qu’il ne reste que quelques personnes pour l’assaut final.

Fall Guys fait un peu penser à Intervilles : soixante candidat·es se lancent à la poursuite de la sacro-sainte couronne. Chaque joueur·euse est représenté·e par un Fall Guy, une sorte de Dragibus sur pattes auquel on peut affubler les couleurs, les motifs et les déguisements de son choix. Épreuve après épreuve, les candidat·es sont éliminé·es jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une poignée.

Le studio s’est amusé à challenger ces groupes de joueur·euses de plein de façons différentes. Une épreuve par exemple défie la mémoire des candidat·es, qui devront se souvenir de l’emplacement de motifs au sol pour ne pas tomber dans le vide. L’épreuve “Sur la pointe des pieds” nécessite d’avancer à l’aveugle pour trouver le chemin caché… ou de pousser les autres concurrent·es pour qu’ils ou elles tombent à notre place. Et les épreuves de groupe nécessitent de s’organiser ensemble sans le moindre outil de discussion.

L’épreuve des balançoires nécessite une intelligence de groupe qui nous fait souvent défaut…

Fall Guys, Fortnite, (presque) même combat

Tout ça c’est bien beau, mais qu’est-ce qui fait la viralité de Fall Guys ? Le jeu partage pas mal de points communs avec LE grand favori des ados… Fortnite. Il s’agit là aussi d’un “battle royal” (plusieurs dizaines de candidat·es, un·e seul·e gagnant·e), où le joueur ou la joueuse enchaîne les parties pour devenir toujours meilleur·e. Il est possible de personnaliser son avatar, et de nouvelles tenues sont proposées régulièrement dans la boutique du jeu. Enfin, Fall Guys se décompose comme Fortnite en saisons : chaque nouvelle saison renouvellera normalement l’intérêt du jeu avec de nouvelles épreuves, de nouveaux costumes et un nouveau thème. La prochaine est prévue dans le courant du mois d’octobre et viendra apporter une ambiance médiévale.

Si le jeu a autant de succès, c’est aussi parce qu’il est tout simple à prendre en main : une touche pour se déplacer, une pour sauter, une pour attraper… Avec ces quelques boutons, on peut partir pour des heures de rigolades à incarner un personnage un peu pataud à l’assaut d’épreuves complètement folles. Des heures… mais pas forcément plus : le gros point négatif de Fall Guys, c’est son côté répétitif. Certes il n’est pas aisé d’obtenir la couronne tant convoitée. Mais à force de jouer, on finit par se lasser de se prêter toujours aux mêmes épreuves.

Mediatonic a tenté de pallier à ce problème début septembre en proposant une mise à jour ajoutant des éléments de difficultés aléatoires dans les différentes épreuves. Une idée intéressante mais qui ne règle pas complètement la question. Le studio va-t-il réussir à intéresser suffisamment son public sur le long terme pour conserver un nombre de joueur·euses suffisant ? Parce que contrairement à Fortnite, Fall Guys n’est pas gratuit : il coûte 20 euros sur Playstation 4 et sur PC. Pour inciter les joueurs·euses à mettre la main au porte-monnaie, il va donc falloir entretenir l’engouement en proposant régulièrement des nouveautés… En attendant, Fall Guys reste une très chouette proposition au concept efficace.

FACILITÉ
AMUSEMENT
GRAPHISMES
FORCES
Un design coloré et fun
Un jeu très facile à prendre en main
De bonnes parties de rigolade
FAIBLESSES
Très vite répétitif
4.3
Idéal pour une soirée de rigolade !

À propos de l\'auteur·e

Journaliste depuis quatre ans, Lise Famelart est passée chez Clubic, Le Progrès, Euronews ou encore madmoiZelle en tant que cheffe de rubrique high-tech et jeux vidéo. Elle écrit désormais à propos la bande dessinée sur 9emeArt.fr. Le numérique reste une de ses thématiques de prédilection et à côté de son travail de journaliste, elle aime échanger à propos du jeu vidéo sur Twitch.

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