© Mei Syren

La miraculeuse histoire de Miraculous

Les Aventures de Ladybug et Chat Noir

Il y a eu Heidi, puis Sailor Moon, ensuite les Totally Spies… mais quelle est l’héroïne qui fait rêver les enfants d’aujourd’hui ? C’est Miraculous Ladybug évidemment ! Cette jeune parisienne au look de coccinelle a déjà trois saisons et de nombreux produits dérivés. Découvrez l’histoire de cette série franco-coréo-japonaise.

Miraculous, qu’est-ce que c’est ?

Née en 2015 sous la plume de Thomas Astruc, Miraculous : Les Aventures de Ladybug et Chat Noir raconte l’histoire de Marinette , une collégienne parisienne joyeuse et créative, secrètement amoureuse d’Adrien, le beau gosse blondinet de la classe. Mais lorsqu’un danger menace la capitale, Marinette devient Ladybug, une super-héroïne masquée combattant les méchant·es. Elle ignore que son camarade de bagarre, Chat Noir, est justement Adrien, le beau garçon qu’elle convoite. Ensemble, ils capturent les akumas, des créatures qui transforment les gens en super-vilains. Mais celui qui crée les akumas est bien plus dangereux : il s’agit du mystérieux Papillon, grand méchant de cette histoire.

Miraculous propose aux petites filles de s’identifier à une héroïne forte : c’était le but de Thomas Astruc en créant le récit, même si les petits garçons peuvent aussi aimer la série. L’oeuvre se situe dans la lignée des Totally Spies ou encore de WITCH, deux séries au sein desquelles l’auteur a d’ailleurs travaillé. Marinette est une adolescente rigolote, optimiste et débrouillarde, offrant un modèle positif aux téléspectateurs·trices.

Une belle histoire internationale

Derrière cette série populaire se cache une belle histoire. Miraculous est née sur un post-it, à l’époque où Thomas Astruc travaillait sur WITCH. Comme l’une de ses collègues portait un tee-shirt avec une coccinelle dessus, il s’était amusé à la représenter sous les traits de la petite bête. Le personnage ne l’a plus quitté et il s’est mis à lui imaginer des aventures, s’inspirant des comics américains qu’il lisait enfant. C’est grâce à sa rencontre avec le producteur Jérémy Zag que la série a vu le jour.

Comme les super-héros typiques des comics américain, Miraculous Ladybug camoufle son identité derrière un masque.

L’équipe veut s’inspirer des magical girls, ces groupes de filles dotées de pouvoirs qui font fureur dans la pop-culture japonaise. Elle prend contact avec Toei Animation, l’un des plus gros studios au Japon, afin d’obtenir des conseils. Finalement, Toei deviendra co-producteur de la série. Miraculous trouve aussi ses racines en Corée : Thomas Astruc tient à réaliser la série en 3D afin de créer de belles représentations de Paris et des scènes d’action immersives. Il fait alors appel à SAMG Animation, à qui il fait particulièrement confiance pour l’animation 3D. C’est ainsi que Miraculous devient une série à la production internationale.

Aujourd’hui la série fait fureur : elle est diffusée dans ces trois pays mais aussi aux États-Unis ou encore au Canada. En France, elle est arrivée sur TF1 puis sur Disney Channel mais aussi sur Netflix, où l’on peut retrouver les trois saisons.

Et ensuite ? Deux autres saisons sont encore prévues, la cinquième finalisant son écriture cet automne. Impossible de dire combien de saison comptera la série, puisque les téléspectateurs·trices continuent d’être au rendez-vous et l’équipe a toujours des idées d’aventures pour ses deux héros. Pour sa licence, Thomas Astruc rêve de différents comics développant d’autres personnages, et même… d’un jeu vidéo !

4 questions à Thomas Astruc


Que faisiez-vous avant de travailler sur Miraculous ?

J’ai travaillé sur plusieurs séries comme Totally Spies, Code Lyoko, Wakfu et Mikido. J’ai aussi été storyboarder sur des films, en particulier ceux d’Alain Chabat comme Astérix et Obélix mission Cléopâtre et Sur la piste du Marsupilami.

Quelles sont vos inspirations ?

Ça va surtout chercher vers les univers de super-héros classiques, j’adore ce genre de comics depuis que je suis petit. J’aime bien les super-héros exemplaires, positifs, comme Superman et Wonder Woman. Bien sûr il y a un côté manga avec les magical girls japonaises, et évidemment les BD franco-belges de quand j’étais gamin, qui étaient moins sérieuses que les comics américains.

Ça fait quoi de voir que la série réunit autant de fans ?

Je dialogue beaucoup avec eux ! Ne serait-ce que parce que je suis juste un fan comme eux, sauf que moi on me paye pour écrire des fanfictions ! (rires) Quand je vais en conventions, je vois des gens qui perdent leurs moyens en me parlant. Ça m’étonne un peu mais ça fait plaisir de voir que la série génère autant d’enthousiasme. Je trouve ça bien qu’ils s’approprient l’univers et que ça les rende créatifs.

Avez-vous d’autres projets à côté ?

Je suis toujours sur Bayday, une plateforme de publication de webcomics que j’ai co-créée. Les auteurs peuvent proposer leurs oeuvres avec accès gratuit, ou avec un tarif qu’ils définissent. Et maintenant que le site est établi on se lance dans ce qu’on peut appeler des “Bayday originals” : on cherche des auteurs qu’on paierait avec un modèle économique un peu différent de ce qui se fait à l’heure actuelle. L’idée c’est de payer à la planche, et les auteurs pourront gagner de l’argent dès les premiers exemplaires vendus. C’est très important pour nous que les auteurs soient rémunérés correctement pour leur travail.

À propos de l\'auteur·e

Journaliste depuis quatre ans, Lise Famelart est passée chez Clubic, Le Progrès, Euronews ou encore madmoiZelle en tant que cheffe de rubrique high-tech et jeux vidéo. Elle écrit désormais à propos la bande dessinée sur 9emeArt.fr. Le numérique reste une de ses thématiques de prédilection et à côté de son travail de journaliste, elle aime échanger à propos du jeu vidéo sur Twitch.

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