© City of Ghosts

Vos enfants s’ennuient : faites-leur découvrir City of ghosts !

Une série animée avec des fantômes pour les petits

4.5
Des gentils fantômes pour plus de diversité

Il y a de quoi voir sur Netflix côté animation. Le service de streaming propose des productions à gros budget très qualitatives comme par exemple Les Mitchell contre les machines ou Klaus. Mais on peut également y découvrir des oeuvres plus indépendantes, sur lesquelles le service communique peu, et qui valent pourtant le détour. La série courte City of ghosts est une très jolie production à proposer aux enfants.

À la rencontre des habitant·es de Los Angeles

Dans un quartier résidentiel de Los Angeles vit Zelda, une petite fille aux lunettes carrées passionnée par les fantômes. Avec ses ami·es, elle créé un club de chasseurs d’ectoplasmes. À travers les rues de la ville, le groupe d’enfants vient en aide aux personnes dont la maison, le restaurant ou encore le skate park semble hanté. Mais point d’aspirateurs à fantômes et de batailles épiques ici. C’est en apprenant l’histoire du lieu et de ses habitant·es que nos héros réussiront à débusquer les esprits. Et c’est en résolvant leurs problèmes que ces derniers laisseront tranquilles les locaux. Au fil de leurs aventures, les quatre amis visiteront des restaurants, un musée du jazz, un théâtre de marionnettes… et rencontreront des habitant·es du Los Angeles d’hier et d’aujourd’hui.

Los Angeles est une ville plurielle, peuplée de différentes communautés avec leurs propres codes, qui ont chacune contribué à modeler la ville. Les épisodes nous proposeront d’aller à la rencontre de personnages d’origine coréenne, mexicaine, japonaise… ou encore d’un protagoniste natif américain.

Être curieux·se des autres

Mais quel est l’intérêt de faire découvrir à des enfants français l’histoire d’une ville aux États-Unis ? En fait, City of ghosts est surtout une invitation à être curieux·se. Une façon de montrer que derrière chaque personne, il y a une histoire, et que cette histoire peut se révéler passionnante. La créatrice de la série, Elizabeth Ito, a fait appel à la documentariste Joanne Shen, qui a interviewé différent·es habitant·es de Los Angeles pour proposer de vraies histoires. D’ailleurs, une bonne partie des doubleur·euses de la version originale ne sont pas des comédien·nes professionnel·les. Les adultes que les héros vont rencontrer racontent leurs vraies histoires. Comment ils ont dû quitter leur pays d’origine, comment ils tentent de maintenir leurs traditions malgré l’évolution de la société… toutes ces histoires sont racontées avec pédagogie, de façon accessible même pour un jeune public, et sans jamais être bêtifiantes.

Visuellement, City of ghosts interpelle dès les premières images. Les paysages sont réalisés à partir de photographies de Los Angeles, “peintes” numériquement. Les personnages eux, sont en 3D, créés par le studio français TeamTO. Les textures sont vraiment étonnantes, spécialement celles des fantômes. À Wired, Elizabeth Ito a expliqué qu’elle ne voulait pas que la série soit effrayante pour le jeune public, même si elle parle d’ectoplasmes. Mère d’un petit garçon, elle a travaillé en pensant à lui, et aux choses qui avaient tendance à lui faire peur.

De fait, City of ghosts est une série toute douce, à la fois passionnante et apaisante. Les enfants qui constituent le groupe de héros sont tous·tes différent·es et attachant·es chacun·es à leur manière, si bien que le jeune public pourra facilement choisir son personnage préféré et s’identifier à lui. Avec leur curiosité de tout, leur facilité à discuter et leur courtoisie, ils offrent un modèle d’ouverture et d’intérêt pour les autres. Cette chouette série est composée de 6 épisodes de 20 minutes qui captiveront vos enfants… et vous aussi !

FORCES
Une série pour enfants pas bêtifiante
Valorise la différence et la curiosité
Graphiquement esthétique et original
FAIBLESSES
Trop calme pour les enfants les moins patient·es
Seulement 6 épisodes et pas de saison 2 !
4.5
Des gentils fantômes pour plus de diversité

À propos de l\'auteur·trice

Journaliste depuis quatre ans, Lise Famelart est passée chez Clubic, Le Progrès, Euronews ou encore madmoiZelle en tant que cheffe de rubrique high-tech et jeux vidéo. Le numérique reste une de ses thématiques de prédilection et à côté de son travail de journaliste, elle aime échanger à propos du jeu vidéo sur Twitch.

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